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Plaza de toros de Illumbe. Dimanche. Lleno de ‘No hay billetes’. Deuxième de la Semana Grande.

Deux toros de Fermín Bohórquez, pour rejones 1º et 4º, et quatre de Garcigrande, le troisième changé, correctement présentés, armés, nobles mais justes de force et manquant de race hormis le cinquième le plus spectaculaire

Le rejoneador Hermoso de Mendoza, silence et ovation et saluts;
José Tomás, ovation et saluts et oreille;
El Juli, deux oreilles et silence.

Le roi Juan Calos et l'Infante ont suivi la corrida. Ils ont été accueillis par une grande ovation et quelques sifflets.

Nous ne sommes pas ici dans une compétition comme aux Jeux Olympiques où l'objet est de faire des résultats et de décrocher des médailles. Le "planchot" comme on dit en Gascon donne souvent une vision bien fausse de ce qui s'est réellement passé et particulièrement dans cette corrida qualifiée déjà d'historique... Juli est donc sorti en triomphe et Tomas à pied. Julian aurait donc "mis le bain" à José ? Que neni et d'ailleurs le public qui a fait une longue ovation à Tomas à la sortie n'a fait aucun cas de celle de Julian porté par de solides Basques. Personne ne fut dupe et cette fois encore on vit la différence...
De Julian on connaît les artifices -il a temps de métier!- mais ce dimanche ils furent plus criant que d'habitude; toréant sur le voyage, désaxé, rapide et avec des recours un tantinet vulgaire. Un toreo commercial, celui que l'on nous impose tous les jours qui séduit le gogo et la seconde oreille qui lui a été concédée est une oreille de pueblo, indigne d'une arène de première catégorie. On ne peut pas dire qu'il n'ait pas fait un effort mais un effort dans la banalité, la démagogie et en définitive dans la médiocrité. Cette tauromachie là vaut-elle la peine d'être défendue même si elle permet de couper des oreilles à la pelle et engranger un beau trésor de guerre ? Un grand professionnel sans conteste, un torero respectable avec un énorme pundonor, mais après..?


José Tomas c'est autre chose et tout observateur attentif aura pu le voir hier. Il a un engagement total, une économie de mouvements et aucun geste déplacé. José ne fut pas dans son meilleur jus face au premier, faible. Il a su néanmoins construire la faena idoine, à mi-hauteur, avec énormément de douceur, de temple. Il y eut de bons moments mais il perdit les trophées à la mort.
On vit l'aigle de Galapagar sous sa meilleur face à son second passage. On le vit comme on ne l'avait pas vu depuis longtemps: pathétique, dramatique, inflexible. Il avait débuté par des véroniques aux millimètres, le corps courbé sur le passage du toro, dans le rythme. 8? 9? 10 peut-être enchaînées en ganant du terrain et conclue par une média qui aurait pleurer Paula.
La faena ira à mas, se terminant en apothéose après qu'il se fit retourner par le toro. Dans un silence glacé, on retrouva le grand Tomas, l'homme prêt à tout pour imposer sa dure loi à l'animal. Moments d'effroi que ce loyal et mortel affrontement où l'homme finit par assurer sa domination. Ces quatre dernières séries et notamment celles de la main gauche furent en effet historique, même si elles n'eurent pas une fin d'apothéose car l'épée, le juge suprême ne le voulut pas ainsi... Restera dans les mémoires ces moments terrifiants où l'homme, visiblement serein, défie la mort et son propre destin. N'est-ce pas cela la définition de la corrida ce mépris du danger qui fonde -et justifie- ce rite auquel nous sommes tous attachés ?
Médiocre intermède équestre de Mendoza, maladroit et superficiel. Qu'est devenu le centaure d'Estella ?
PV





pierre Le: 15/08/16
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