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Pablo Iglesias, anti-taurin notoire, leader de Podemos, battu dimanche... (photo "El PaIs"



La tauromachie ayant, bien malgré elle, été au centre de la campagne électorale espagnole, les résultats sont à observer à la loupe. On voit dans un premier temps que la formation Podemos a reculé nettement. Démagogique par nature, elle avait fait de sa promesse d’abolir la corrida son cheval de bataille. De l’autre côté le Parti Populaire a toujours soutenu la corrida, il progresse nettement. C’est donc indirectement, un succès pour nous les pro-taurins, sans aucun doute confortés pas ces résultats. Quand aux résultats du parti ouvertement animaliste, Pacma, 300 000 voix,1,3% , ils sont considérables et ils manquent à Podemos qui s'est tiré une balle dans le pied en faisant, sur ce thème prétendument porteur de la surenchère. Car pourquoi voter pour la filiale si la maison mère se présente? Ces 300 000 voix c'est ce qui manque aux gauchistes pour dépasser le PSOE; la leçon valait bien un fromage... On peut aussi envisager une sorte de vote de défiance à l'encontre des partis traditionnels; c'est à la mode en Europe...



Pour autant, on ne sait pas ce qui va sortir de ces résultats : quelle alliance, quel type de gouvernement. Mettra-t-il un coup d’arrêt aux multiples attaques contre les toros qui, de Tordesillas aux Baléares, se multiplient ? Autrement dit inversera-t-il le courant ? Ca n’est pas sur car les deux formations centristes -sur le recul elles aussi-, le PSOE et Ciudadanos, évoluent sur ces questions de manière sinueuse, se positionnant en fonction des rapports de force locaux et, quand il faut, mélangeant leurs voix aux abolitionnistes de Podemos.

Ainsi sommes-nous dans une expectative qui se doit de rester prudente. La meilleure réponse à l’animalisme qui sévit en Espagne comme en France comme une évidence, alimenté par les lobbys et amplifiés par les médias -toujours du côté du manche- c’est de remplir les tendidos, d’attirer un public nouveau ; le fameux "grand public" très sollicité en ce moment par le foot. Dans ce sens, par exemple, le montage de la féria d’Alicante stimulé par la venue de José Tomas -que l’on ne remerciera jamais assez pour son soutien à la Fiesta-, est positif en tout point. Remplir les arènes c’est faire une offre qui s’appuie non pas sur les goûts personnels des organisateurs mais sur celui du public qui, en dernière analyse, détient la clé de l’avenir.
PV

pierre Le: 30/06/16
En Espagne, ce mercredi DAX