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Une autre réaction en faveur d'une plus grande tolérance aficionada d'un chroniqueur qui se déclare ouvertement torista.

Le privilège de vieillir est que l’on apprend à prendre du recul. On peut aussi dire des inepties ou des vérités « fondamentales » et être écouté avec la bienveillance que l’on accorde aux grands sages et aux vieux cons. Le débat qui « secoue » la toile sur la comparaison des corridas istréennes et aturines m’énerve, m’exaspère. Blier dirait « me les brise menue ».




Je suis heureux que les personnes présentes aux arènes du Palio aient touché le Saint Graal de leur quête taurine . Tant mieux pour eux et c’est très bien ainsi. Ponce est pour moi ,qui l’ait vu toréer novillero, un très grand maestro. Il a cette capacité de faire croire à un ganadero qu’une vache mansa est très noble. Ses faenas de dimanche , que j’ai regardées sans musique, sont techniquement et artistiquement parfaites et je comprends qu’avec la scénarisation mise en place ,musique ,smoking etc , et l’effet « émotion collective», des larmes aient coulé sur les visages
A Vic les larmes coulaient aussi ,il y a deux ans sur le visage d’un cérétan grande gueule mais dont l’Aficion force mon respect après la prestation extraordinaire de Lamelas face à Cantinillo.
Pourtant comme à Istres , il y avait à redire . En Provence, aux vues des images, les toros de dimanche étaient petits , avec des têtes « raisonnables » et leur noblesse était naïve. Dans le Gers le Dolores était un de ces mansos dont le ganadero enverrait la mère au matadero dès qu’il revient au campo.
La tauromachie ne repose pas sur des vérités mais des croyances , des opinions et des sentiments donc elle n’est qu’erreurs et exagérations. Seule l’Histoire nous dira si la corrida de dimanche et/ou celle des Dolorès vicois passeront à la postérité ou rejoindront tous ces moments de folie et d’exagération collective qui alimenteront les mémoires des aficionados et qu’ils raconteront , devenus vieux ,à leurs voisins quand ce qui se passe en piste ne sera qu’ennui.
Comme toutes les formes de « religion » , l’Aficion est génératrice de ce terrorisme intellectuel qui consiste à traiter d’hérétiques ceux qui pensent différemment.


A Aire , les toreros n’avaient pas la science ,le talent de Ponce mais ils se mis devant des toros sérieux de présentation et redoutables de tête. Ils méritent le respect de tous les aficionados et pas le mépris condescendant de certains « revisteros » du Net. Il y a eu de l’émotion , des choses imparfaites et d’autres plus parfaites aux confins des Landes et du Gers. Les toreros avaient revêtu le bleu de chauffe alors que d’aucuns ajustaient leur nœud papillon.
Le monosabio qui a risqué sa vie pour défendre son cheval jeté au sol et malmené de longues minutes par un Fraile ne nous a pas arraché des larmes comme les solos des trompettes de Chicuelo-II mais nous a inspiré et c’est bien plus beau , le respect.
Aficionados ne soyons pas aussi cons que les antis , soyons tolérants et passionnés .
Cela peut paraitre difficile ,mais être aficionado n’est ce pas cultiver une intelligence paradoxale
thierry reboul

pierre Le: 24/06/16
Sept oreilles à Badajoz UN COURRIER D'YVAN LACHAUD