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Après-midi. Arènes quasiment pleines, ciel menaçant puis temps pluvieux avec éclairage prématuré des lampadaires. Six toros de Joselito, du Tajo les 2, 3 et 4 et de La Reina les trois autres, corrects de présentation, la plupart donnant du jeu à divers titres...





Diego Urdiales (saluts et oreille) ouvrit la séance avec un client peu enclin à foncer dans la cape, avant de finalement s’y engouffrer pour permettre au Riojano d’étaler ses bonnes manières. Une rencontre furtive avant un bon quite par chicuelinas rematées par rebolera, brindis aux étagères, la suite égrenée de gestes de classe, mais sans continuité au fil des échanges. Demie puis descabello. A son second, encore bon capoteo par véroniques, monopique puis début de faena soigné avec toutefois rapidement un ciel se noircissant et quelques coups de tonnerre qui ne laissaient rien présager de bon. D’ailleurs, un peu plus tard, ça se mit à tomber plutôt dru, chose assez inhabituelle en ce lieu à cette époque de l’année. Mais il faut dire que depuis quelques temps, on est tous un peu désorientés par la météo... Et Urdiales dans tout ça ? me direz-vous. Disons qu’avec son métier et sa propension à sortir quelques gestes de qualité pour donner de l’allure à ses trasteos, on va dire qu’il s’en est sorti dignement au cours d’une faena de pinceladas rematée par entière.



Thomas Joubert (deux oreilles et saluts) proposa un début suave au capote avant un puyazo rectifié puis un bon quite avant, devant les micros de Movistar, un brindis pour remercier publiquement le patron du restaurant où il travaille, lui disant notamment : « sans ton fils, je ne serais pas là »... Des paroles très émouvantes qui ont précédé plusieurs échanges élégants au son de Nerva avant final par manoletinas puis un espadazón recibiendo qui foudroya le bicho, libérant logiquement les deux trophées de la grande porte. Avec l’ultime, piqué en deux fois, Thomas brinda au public une faena donnée sous les gouttes au cours de laquelle il exécuta encore quelques muletazos de bon goût dans un ensemble où il y eut un peu de tout. Saluts après quasi entière.



José Garrido (saluts et oreille) se signala au capote avant une pique contournée. Bon quite par gaoneras, début de faena par le bas suivi d’une vuelta de campana, puis alternance de mouvements bien coordonnés la plupart du temps avant de placer une entière suivie d’un violent coup de boule à l’adresse de son banderillero Antonio Chacón, heureusement sans dégâts apparents, le tout étant ensuite altéré par trois coups de verduguillo. Pour clôturer les débats alors que les aficionados commençaient à quitter l’enceinte, monopique avant que Garrido ne tienne à s’engager avec décision dans une bataille qui le vit s’arrimer comme un beau diable, ce qui lui valut en fin de compte une récompense des plus méritées après entière, le jeune maestro de Badajoz s’étant lui aussi gagné la sympathie du conclave pour son insistance à bien faire les choses...

Paul Hermé (Texte et photos)



pierre Le: 19/06/16
POUR LE MAINTIEN DU "TORO DE LA VEGA" MADRID, JUAN MIGUEL BLESSE