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Après la plus grande féria du monde, 31 jours de corridas, novilladas et rejoneos successifs -une seule annulation-, il est temps de faire un bilan. Sur le plan comptable, on aura beau dire du côté de l'empresa, où pleurent les chœurs à la fin de chaque de grande féria, il aura été certainement bon, voir exceptionnel avec huit llenos (plus de 90%, de la capacité de l'arène) et huit "No Hay billetes". On a atteint les 620 000 spectateurs, sans le soutien des médias, et aucun autre spectacle ne peut prétendre à une telle popularité, sauf le foot qui devient quelque chose de compulsif en Espagne. Le nombre d'abonnements a baissé, c'est bien normal au regard du prix et des contraintes de la vie moderne: qui peut aujourd'hui se rendre disponible 31 jours de suite ? Revendre reste aléatoire... On aura beau dire, la tauromachie est plus que jamais enracinée dans la capitale et ses cités satellites.




Ce succès populaire est important dans un contexte politique où la corrida est une nouvelle fois prise en otage par les politiques. Iglesias le leader de "Podemos" , à quelques jours d'une élection capitale, star du petit écran, habile démagogue, vient de tenir des propos inquiétants : assurant -en substance- qu'il procéderait, une fois au pouvoir -ça n'est pas impossible- à des référendums d'initiative locale pour interdire les spectacles taurins. On sait qu'Alicante et Saint Sébastien sont sur le fil. Dans les deux cas, la venue de José Tomas devrait ramener les grandes foules aux arènes; ces affluences faisant réfléchir les abolitionnistes. Lundi, à Illumbe, à l'heure de l'ouverture des guichets, la queue encerclait deux fois le périmètre des arènes. Il y a donc de l'espoir.

Sur le plan artistique il y a eu de tout à Madrid, certainement peu de toros réellement encastés et spectaculaires;une seule vuelta. La partie torista n'a pas été convaincante, sauf en ce qui concerne les Baltasar. Il est symptomatique que les prix -non contestés- soient allés à des élevages dits commerciaux: Alcurrucen et Victoriano del Rio. Il y a eu quatre Puerta Grande: Roca Rey, Mora, Manzanares, Lopez Simon et 30 oreilles coupées. La féria a été marquée par la toreria de Manzanares qui a raflé toutes les récompenses. Il avait eu pourtant un début de temporada laborieux. Des jeunes n'ont pas manqué le rendez-vous: le péruvien Roca Rey (vingt ans et toutes ses dents...), Luis David Adame, le mexicain, recueillant tous les suffrages chez les novilleros et la française Léa Vincens, seule femme du cycle, qui a fait sensation chez les cavaliers. Fait singulier ce sont trois non espagnols.

Comme si l'avenir se trouve ailleurs...

PV

pierre Le: 09/06/16
Céret, les toros AU MAS DE L'ILE