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Plaza de toros de Las Ventas, Madrid. Feria de San Isidro, vendredi huitième de abono. Lleno de No hay billetes.

Quatre toros de Núñez del Cuvillo et deux du Comte de Mayalde (quatrième et sixième). Noble mais sans transmission le premier, faible et soso le second; descasté le troisième; brave mais violent le quatrième; bronco et gazapon le cinquième; âpre et dangereux le sixième.


Sebastián Castella : Silence après avis et silence après avis.
Alejandro Talavante : Silence et oreille.
Andres Roca Rey, qui confirmait l'alternative avec le toro "Tortolito" noir, de 537 kilos, Numéro 186: Palmas et deux oreilles.

Le roi émérite (c'est comme ça qu'il faut dire) Juan Carlos 1er assistait en barrera à la corrida avec l'Infante émérite (elle aussi) à ses côtés.

La colonie Péruvienne très fournie sur les gradins de Las Ventas est sortie aux anges, pour la première fois de l'histoire de sa tauromachie nationale un torero est sortie en triomphe, par la grande porte, des arènes les plus importantes du monde. Il l'a fait le jour de sa confirmation d'alternative alors qu'il vient à peine d'avoir 20 ans, d'une façon extraordinaire, sans contestation. Cela rappelle les exploits ici même du grand torero Colombien César Rincon. La gloire de Roca Rey, qui a fait une sortie mouvementée du coso madrilène débordant d'enthousiasme, rayonne sur toute l'Amérique du Sud qui attendait ce héros comme le Messie.

Andrés a bâti son succès face à un toro du Comte de Mayalde, très armé et sans pitié. Un toro qui ne pardonnait rien, on le vit dès la seconde arrucina qu'il tenta lors de sa première série. La volonté, l'intrépidité du jeune Péruvien sidéra les tendidos qui prirent fait et cause pour cette folle jeunesse. Roca Rey bâtit sa faena en marchant sans cesse à la corne contraire, extrayant ainsi tout le jus d'un animal réservé, porteur de coups violents : émotions fortes comme on les aime à Madrid. Grande épée al encuentro d'où il sortit bousculé et deux oreilles que personne ne va mégoter; ce type est un phénomène...

Au toro précédent, un Nuñez del Cuvillo, gênant, bronco et gazapon lui aussi, Talavante avait montré la voie : jamais il ne s' échappa; sa persévérance et sa volonté lui ouvrirent le chemin du succès. Il sut, alors que personne ne s'y attendait plus, arracher des séries par le bas parfois même templée au terrifiant Nuñez. La muleta fut souvent accrochée, arrachée à plusieurs reprises. Dans l'intensité du combat personne ne lui en fit grief. Une entière et une oreille de poids. Devant une opposition médiocre, Castella ne montra pas autant de disposition que ses camarades. Il passa "sin pena ni gloria" et ça n'est pas très bon... il lui reste d'autres cartouches.

PV

pierre Le: 14/05/16
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