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Photo Raul Doblado Mundotoro


L’Aficion est faite de drôles de moments. C’est quand on pense être fond du trou, quand l’aficionado devient dépressif qu’un miracle se produit. Après la grande journée de Garlin, les arènes de Séville nous ont offert une tarde de toros pour l’histoire. Je ne suis pas fan de la corrida à la télévision et souvent m’endors au troisième toro. Aujourd’hui j’étais debout et criais « olé » à chaque passe. J’ai demandé à un de mes amis présent à Séville d’agiter un mouchoir pour moi …..
Grand contraste dès le premier toro avec les courses précédentes de cette Feria de Abril, le toro est sérieux. Il pousse à la pique, manque certes de fond mais impose le respect. Escribano face à ce premier Victorinos Martin, construit une faena appliquée.


Le second a une bonne corne droite, mais il est un peu faible. Le travail de Morenito de Aranda est lui aussi appliqué mais manque d’engagement. Il y a avait probablement mieux à faire.
Sort le troisième, aussi bien présentés que ses frères, il prend deux piques en poussant avec une arrancade superbe à la seconde. A la muleta, il charge avec alegria et boit le leurre sur la corne droite.
Face à lui se présente un grand torero .Pas une figurita, mais un valiente qui s’accroche pour exister face aux toros que certains méprisent (n’est ce pas Monsieur Casas). Excellent à Madrid face à un Adolfo Martin, il va être exceptionnel face un autre grand Albasserada. Ce garçon est capable de s’exposer au-delà du raisonnable et de toréer avec un temple phénoménal. A droite la faena est sublime, à gauche le toro est moins clair. Les sévillans rugissent à chaque passe comme ils le faisaient avec un certain Curro. L’estocade est engagée, le toro se tourne vers le centre pour mourir en brave. Deux oreilles viennent récompenser un grand torero qui a su tirer la quintessence d’un très bon Victorino .


video Burladero TV


Tout le monde a le sourire sur les gradins pensant avoir vécu le moment fort de la course. Escribano s’avance vers la porte du toril et s’agenouille pour recevoir celui qui sera probablement le toro de la temporada, voire de la décennie. Deux piques prises avec une grande bravoure, trois grandes paires de banderilles et commence alors quinze minutes qui comptent dans la vie d’un aficionado. Le toro charge sans baisser de rythme aussi bien à droite qu’à gauche. Il humilie tellement qu’il est la limite de la vuelta de campana à chaque passe. Escribano torée à gusto le toro de sa vie. Le toro va de mas à muy mas. La plaza est debout et se couvre de mouchoirs blancs. Escribano continue à toréer avec temple et sincérité, le Santa Coloma continue à charger avec caste et le président sort le mouchoir orange. Ebullition en Andalousie, retour ovationné de Cobradiezmos vers le campo, vuelta triomphale d’Escribano (deux oreilles symboliques), de Victorino Martin Hijo et du mayoral, des aficionados purs et durs ont les larmes aux yeux.

Mes faibles connaissances dans la langue de Cervantès me font traduire Cobradiezmos par celui qui perçoit la dîme Ce señor toro a du probablement faire le tour du Campo pour y récupérer toute la caste qui y existait Même si je fais un barbarisme ou un contresens l’image me plait et peut expliquer pourquoi tous les toros qui sont sortis cette semaine avant cette course était si faibles et si fades.

Comme souvent, en, pareilles circonstances, l’émotion retombe après ces deux grands toros et ces deux grandes faenas . Le cinquième et le sixième ne permettront pas à Morenito de Aranda et Paco Ureña de réaliser les deux grandes faenas dont eux et le public rêvaient.
Petite déception sur le visage de Paco qui voit lui échapper la Porte du Prince, mais la sortie a hombros de deux valientes après avoir toréer des toros « de légende » est un des grands moments de l’histoire de la tauromachie. Et c’est à des Santa Coloma que l’Aficion le doit.


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Photos Joel Buravand


Bienheureux Philippe Marie, Laurent, Fanny, Michel et tous les présents qui ont pu vivre ces instants de bonheur au bord du Guadalquivir.

Juste pour ceux qui seraient attirés par un lundi de Pentecôte domecquisé à Nîmes, Vic organise une corrida avec un cartel très andalou ,au parfum d’un soir de 13 Avril Séville à savoir des Victorinos Martin pour Escribano, Ureña et Pérez Mota

Pour l’histoire la fiche technique de cette TARDE DE TOROS
Arènes de Séville, mercredi 13 Avril 2016
6 toros de Victorinos Martin, bien présentés, sérieux, supérieur le troisième et grandissime le quatrième qui est indulté pour
Escribano : silence, deux oreilles symboliques
Morenito d’Aranda : palmas, palmas
Paco Ureña : deux oreilles, palmas
vuelta du ganadero et du mayoral au quatrième
Sorrie a hombros par la Porte Principale de Ureña et Escribano
Thierry Reboul

pierre Le: 14/04/16
C'EST D'ACTUALITE Laurent Larrieu à la Peña A los Toros de Mont de Marsan