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Tout va très bien dans le monde des toros. Chaque jour nous apporte son lot de sorties en triomphe, de vueltas de toros et parfois d’indultos. Autrefois le quadruple triomphe, toreros et éleveurs, se voyait dans les arènes de pueblo et nous ramenait à la sympathique exagération très latine de nos amis espagnols. Aujourd’hui même les arènes de première catégorie sont touchées des côtés des Pyrénées.


Capitaliste, nom donné à ceux qui portent les toreros en triomphe, semble devenu un vrai métier. Certains sont même transformés en panneaux publicitaires, surtout quand la corrida est télévisée.
Bref les toros se sont améliorés ces dernières années, et les toreros sont au firmament de l’art et de la technique.
Nous savons tous que ce n’est pas le cas. Comme cela a toujours été, il y a des bons toros, de bonnes faenas mais pas plus, ni moins.
Le triomphalisme actuel est lié à deux phénomènes,
Nombre de ceux qui viennent aux arènes viennent voir, dans les pueblos ou dans les grandes arènes, un spectacle. Ils veulent, et c’est leur droit « vibrer ». Ils se raccrochent à tout ce qui peut contribuer à ce que les provençaux appellent l’Estrambord : tauromachie « clinquante » et euphorie « libératoire » des trophées après le drame.
Sur les gradins, le nombre de personnes capables de distinguer ce qui est dans les canons de la tauromachie est faible .On a vu en 2015 ,un torero faire une vuelta après avoir entendu les trois avis.
Toreros et éleveurs l’ont compris et mettent tout en œuvre pour livrer un « produit » propice au triomphalisme.
Mais pourront-ils répondre à l’exigence « croissante » d’un public qui en voudra encore plus.
A quand les passes sur un pied, le triple axel avant de poser une paire de banderilles ou le toro capable de compter avec ses sabots le nombre de passes que compte une série.
Limiter le nombre de triomphes est simple. Il suffit de modifier le règlement en imposant que les deux oreilles nécessaires aient été coupées au même toro et que le mouchoir bleu ne soit possible qu’après trois piques.
Maîtriser la dérive triomphaliste est plus complexe. Elle touche les courses toristes et toreristes.
Cela nécessite une montée en compétence du public.
Mais sommes-nous légitimes pour donner des leçons aux autres ? Et surtout avons-nous le droit d’empêcher les autres de s’enthousiasmer ?
Vous avez quatre heures pour répondre à ces grandes questions philosophiques !
Thierry Reboul

pierre Le: 04/04/16
Palmarès du Prix de la Nouvelle Taurine de Mugron SEVILLE, LE REJONEO