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Plaza de toros de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla. Dimanche de Pâques. Lleno de no hay billetes.



Toros de Garcigrande et Domingo Hernández. Le troisième comme sobrero.

José Antonio "Morante de la Puebla”, silence et division après trois avis et salut.
José María Manzanares, palmas et silence.
Alejandro Talavante, oreille et saluts après avis.
Salut des banderilleros Rafael Rosa et Luis Blázquez au second.
Blessure à la cuisse gauche de Antonio Jiménez "Lili" -16 centimètres de profondeur- en essayant de poser la troisième paire de banderilles.

"El toreo es recuerdo" c'est la déclaration de Morante à l'issue de sa géniale faena piteusement ponctuée de trois avis. Oui le toreo c'est le souvenir et on se souviendra de ce temple, de cet engagement, de la beauté de ces changements de main, de la profondeur de ces pechos que nous a servi le génie de La Puebla plutôt que de ce coup d'épée malheureux face à un toro qui ne voulait pas se fixer et de ces multiples descabellos hasardeux. Sans doute grisé par son succès, alors que le Baratillo qui l'avait accueilli froidement était à nouveau sous son charme, José Antonio a -t-il trop espéré et lui, torero avisé s'il en est, a-t-il effectué la série de trop. Qu'importe en fait, il a inscrit une page bien sévillanne dans la lignée de celles de Curro Romero ou Rafaël de Paula, références ultimes pour la Maestanza. Et sa légende, malgré la polémique, n'en sera que plus grande.

La corrida inégale de présentation manqua de fond. Elle eut de la noblesse sans cette chispa nécessaire aux triomphes et les trois toreros très volontaires furent nettement au-dessus des toros. Manzanares eut le lot le moins propice et il ne brilla guère qu'à l'acier -où il excelle il est vrai. Mais Talavante... Quel type! Il est dans un moment exceptionnel et allie un courage de lion à une fantaisie séduisante. Il tient en haleine. Et il l'a montré à tous les instants de ce rendez-vous: provoquant des quites originaux, s'imposant devant le sixième, le pire du lot, qu'il essora littéralement. Cet effort, cette ultime faena qui s'adressait plus aux professionnels qu'au grand public, aurait mérité une autre récompense et il est bien anormal que ce grand torero ne soit cité qu'une seule fois pour la féria.

Du moins Séville s'est retrouvée ce dimanche de Pâques et c'est tant mieux. Il y avait une ambiance des grands jours, des coquettes et des costards cravates, des personnalités du monde taurin mais aussi des mondains et la plaza emplie comme une bonbonnière. Ce succès populaire, qui s'est vérifié à Arles aussi, naît - on a beau dire- du niveau inégalé dans l'histoire de "l'Art de Bibriloque": jamais on a aussi bien toréé. Hélas, la proposition ganadera n'est pas toujours à la hauteur, comme ce fut le cas à Séville. Mais surtout dans ces moments de contestation de la tauromachie par quelques énergumènes quelle réponse magnifique donnée par les toreros et par le public nombreux et passionné.
PV

Photo NTR TORO



pierre Le: 28/03/16
Baptiste Cissé vainqueur de la novillada de Mugron (40) Mugron :grande faena de Pablo Aguado