Visiteurs: 1126955
Aujourd'hui: 187
site hébergé par nuxit
www.nuxit.com
pour contacter les auteurs
corridasiinfo@gmail.com
Pour transmettre une information, un programme ou une opinion , vous pouvez contacter Corrida Si à l'adresse mail suivante
corridasiinfo@gmail.com
Pour être informé en temps réel des articles parus sur Corrida Si, rejoignez le groupe CorridaSi infos sur Facebook
 
 


Arles dimanche. Deuxième de la feria de Pâques. Deux tiers d'arène.
Toros de Daniel Ruiz.

Mano à mano.
El Juli, ovation et saluts, palmas et deux oreilles;
Andrés Roca Rey, oreille, oreille protestée et silence.
Sobresaliente: Jeremy Banti.

Corrida Arles Dimanche

Résumé de la corrida du dimanche 27 mars dans les arènes d'Arles : toros de Daniel Ruiz pour El Juli et Andres Roca Rey

Posté par Arènes d'Arles Page Officielle sur dimanche 27 mars 2016


La journée dominicale a quelque peu soufflé le chaud et le froid à Arles à cause essentiellement d’une météo capricieuse avec une pluie qui a contraint d’abord l’organisation à reporter la novillada matinale au dimanche 11 septembre (Feria du Riz).
La piste bâchée et un ciel qui s’est progressivement dégagé ont ensuite permis à la corrida de se tenir dans de bonnes conditions, la piste ayant été bien préservée puis préparée par les areneros. Enhorabuena ! Le hic, c’est que beaucoup d’aficionados ont hésité à faire le trajet et à l’heure du paseo, l’amphithéâtre n’était rempli environ qu’aux deux tiers.
Six toros de Daniel Ruiz nobles, s’avérant inégaux en présence et surtout en forces, limitées pour la plupart.

El Juli (saluts, applaudissements et deux oreilles) ouvrit les débats avec le toro le mieux présenté, un castaño oscuro un peu trompeur, car si sa prestance était remarquable, son manque de forces ne l’était pas moins ! Deux rencontres, la seconde pour la forme, puis brindis à l’auditoire qui comptait se régaler, mais qui dut rapidement déchanter car après une excellente entame par le haut, la suite manqua de transmission. Julián fit un effort, mais en vain, d’autant plus qu’après une séance de tourne-retourne qui emporta globalement l’adhésion des travées, les aciers vinrent ensuite faire retomber le soufflé par trois coups de verduguillo après quasi entière. Au troisième, bon enchainement véroniques, chicuelinas et rebolera et après deux piqûres homéopathiques, Julián se lança dans une alternance de séquences certes techniquement en place, mais laissant une impression mitigée car il manquait ce qui fait vibrer les étagères : l’émotion. Deux estocades maison. Avec le quinto, El Juli mit le paquet pour réussir le desquite et faire respecter la hiérarchie, un moment menacée. Après deux piques qui n’entreront pas dans l’histoire, brindis au conclave et premiers échanges empreints d’entrega et de ganas, Julián emballant la machine jusqu’à un final encimista conclu par entière qui libéra les deux pavillons de la sortie a hombros...

Andrés Roca Rey (oreille, oreille et saluts) afficha son envie et de bonnes manières, notamment sur pas mal de mouvements de capote variés et originaux. A son premier, piqué en deux fois, il brinda au public une faena démarrée par le haut, en tenant compte des conditions de son opposant, qui n’étaient pas exemplaires, principalement par manque d’allant. La fin sera plus encimista, avec mouvements inversés puis séquence arrodillada. Entière au second envoi. Avec le quatrième, qu’il reçut par larga avant capoteo varié, Andrés réalisa un labeur méritoire qui aurait fait grimper encore plus la température si le bicho avait eu davantage de répondant et de forces. D’où au final une impression d’inachevé après quelques mouvements divers sur les travées, puis lorsque le président fit tomber un mouchoir pour le moins controversé. Avec l’ultime, deux rencontres qui ne passeront pas à la postérité, applaudissements pour Rafael Viotti aux banderilles puis trasteo à l’énergie, distances vite raccourcies, échanges parfois âpres, le Péruvien frôlant l’accrochage, puis conclusion rapide par entière.

Sortie a hombros des deux maestros qui sans rien enlever à leurs mérites, aurait été certainement encore plus vibrante si les toros de Daniel Ruiz avaient dans l’ensemble davantage contribué à donner plus de relief, de piquant et d'émotion aux débats...

Paul Hermé



pierre Le: 28/03/16
ARLES, SAMEDI MADRID, HEROISME DE FANDINO