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Dimanche 13 mars, sera donnée à Samadet la première pique de la temporada .Ce premier tercio, autrefois si décrié, reprend sa place aujourd’hui. Du moins en France car en Espagne et autres, à l’exception des courses concours, le public n’attend souvent qu’une chose, c’est que l’on passe au second tercio. Ce particularisme gaulois est probablement la conséquence du long travail d’éducation du public commencé par l’ANDA et la revue Toros, continué par des clubs organisateurs à Vic, Céret, Parentis, Alès ou Saint Martin. Cet engouement pour le premier tiers a favorisé et été favorisé par la présence sur notre territoire des deux meilleurs cuadras de chevaux de piques.


Tout serait au mieux dans le meilleur des mondes possibles, si le premier tiers n’avait pas tendance à devenir une mise en scène destinée à flatter le goût du public. Castaño a répondu un jour à un des mes amis revisteros qui lui demandait pourquoi il avait placé loin un toro manso qui venait mal à la pique : « c’est parce que le public aime cela ». On considère comme grande des piques où le palo a été immédiatement levé, le cheval restant longtemps collé parallèle au peto. Les piqueros ont pris l’habitude de simuler la poussée en faisant se déplacer le cheval par petits pas chassés. Comme en mêlée quand le pilier fait tourner la mêlée, celui qui pousse y laisse beaucoup d’énergie, se démoralise vite et ne gagne jamais.
Le cheval de pique a aussi tendance à voler la vedette au toro. Pour ce qui veulentt ovationner des chevaux, il y a la corrida de rejon.
Le tercio de piques contribue à la lidia du toro qui doit en sortir « réglé ». Il sert aussi à mettre en évidence la bravoure ou l’absence de bravoure de l’animal. En rugby, on dit qu’un bon arbitre est celui qui a contribué à ce que le résultat soit conforme à l’équilibre des forces en présence et surtout qu’on a oublié son nom et son visage.
Le picador et son cheval sont là juste pour lidier le toro, c’est de la bravoure du bicho qui doit rester dans notre mémoire. Le toro brave doit être mis en évidence et préparé pour s’exprimer dans le troisième tiers, le manso doit être châtié pour pouvoir être toréé.
La prolifération de toros nobles et justes de force fait que, beaucoup de piques sont simulées, palo relevé et bicho parallèle au cheval. Si l’animal ne peut prendre deux piques, il ne sert à rien d’insister, il faut juste relativiser la faena qui va suivre et écrire dans les resenas « le toro n’a pris qu’une pique » au lieu de « le toro a pris une pique ».
Ces toros doivent être systématiquement privé de vuelta ou d’indulto.
Il est aberrant de parler de dressage de cheval de piques. Le cheval est là pour permettre au cavalier de faire son officio. Il doit être éduqué pour être calme, docile, réagir à la moindre sollicitation du cavalier et résister efficacement et loyalement à la poussée. Il ne doit pas être préparé pour développer une stratégie autre que servir à piquer efficacement et proprement, tout en garantissant une sécurité maximale pour le cavalier.
Le poids du cheval est un faux problème, à condition de rester dans des limites basses et hautes raisonnables. Le cheval doit être adapté au poids et à l’encaste pour pouvoir piquer correctement. Un groupe équestre, léger, soulevé à la verticale parce que le toro est passé dessous, fait plus de dégâts qu’un, plus lourd, poussé perpendiculairement.
La mise en scène spectacle passe aussi par des mises en suerte aberrantes. Si le toro est brave, on allonge la distance d’une rencontre à l’autre. S’il est manso, rien ne sert de le mettre loin, il ne partira qu’après s’être rapproché. Et si nécessaire, il ne faut trop attendre avant de passer les lignes ou changer de terrain, même si une partie du public siffle.La pique doit être courte , le toro vite retiré pour être replacé.
Autre problème, l’emplacement de la pique, trop souvent trasera. Rares sont les piqueros, bons cavaliers. Ils s’emmêlent les pinceaux entre manœuvrer le cheval et viser le bon endroit pour piquer. Leur faible niveau équestre, surtout avec des chevaux mobiles donc exigeants, font souvent que la peur engendre la maladresse.
Même si cela peut choquer, il est préférable qu’un pique mal placé soit rectifiée immédiatement plutôt que d’insister. Le mauvais piquero ou une erreur, parfois due à une mise en suerte défectueuse, ne doit pas en plus détruire le toro.
Et à mieux comprendre ce moment essentiel de la Lidia.
Si le toreo de salon, et les capéas avec les élèves d’Adour Aficion, permettent de mieux comprendre le travail du torero en fonction du toro. La meilleure école pour apprendre à regarder un tercio de piques est la tienta.
Nous avons en France, en général, des tercios de piques de bon niveau, continuons à être un public exigeants et pro pour que cela perdure.

Thierry Reboul

pierre Le: 06/03/16
Olivenza, dimanche matin: la relève est là! OLIVENZA DIMANCHE APRES-MIDI: LOPEZ SIMON ENCORE