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Une hirondelle ne fait pas le printemps et le succès artistique et populaire d'Arzacq ne doit pas masquer la réalité du paysage taurin dans le sud-ouest. Les arènes du Soubestre auxquelles nous avons toujours cru, sont bien agencées avec une situation idéale à moins de vingt kilomètres de l'agglomération paloise (120 000 habitants). La politique de qualité, exigeante, des organisateurs qui se sont donnés depuis plusieurs années beaucoup de mal a fini par payer bien que l'arène ait mis du temps à trouver sa voie. Il est clair qu'une "sans piquée de luxe" est le spectacle le mieux adapté au coso du Nord Béarn désormais pérennisé.


Pour autant, il y aura cette année moins de spectacles taurins dans le sud-ouest que les années précédentes et notamment moins de novilladas piquées. Deux d'entre elles sont d'ors et déjà déprogrammées avec, à Rieumes peu d'espoir de retour en arrière; une troisième est sur le fil. Ce n'est pas un bon signe... c'est aussi le résultat d'une politique de gribouille qui ignore les petites arènes et favorise les "grandes" qui n'en n'ont pas besoin.
De plus, les organisateurs de la région ont fait le choix des élevages espagnols -ce qui n'est pas le cas dans le sud-est. Résultat: on a chez nos éleveurs plusieurs corridas qui n'ont pas trouvé preneurs. Que serait une aficion sans ganaderos de proximité qui permettent à nos futurs toreros de se former et qui sont une vitrine locale de la tauromachie ? Ainsi Jean Louis Darré n'a pas trouvé d'acheteurs pour ses deux corridas après un réel succès à Mimizan l'an dernier. Il aura des novillos en concours à Millas notamment mais pas de novilladas complètes non plus.
N'est-il pas d'usage pourtant de répéter les triomphateurs ? Que seront les "arènes du courant" sans la présence des toros de Darré ou de Gallon qui ont contribué largement à leur succès et fait leur singularité ? Gallon reconnu en Espagne mais ignoré en France. Les Granier, à Vic, en fin de saison, ont brillamment rétabli, au pied levé, une situation largement compromise. Ces bons résultats, ces efforts -dont tout le monde convient-, ces prises de risques des ganaderos français ne devraient-ils pas être récompensés ? Les défenseurs du toro de France où sont-ils ? N'y a -t-il pas dans cette défiance à l'égard du voisin, du compatriote, de l'ami une sorte de déni bien Français ?
PV

pierre Le: 24/02/16
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