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Photo UCTPR.com


Il en est des modes comme des épidémies. A l’heure de la mondialisation, un moustique sévit outre atlantique et via les airs il vient s’attaquer aux habitants du vieux continent, répandant un maladie « mortelle » pour la corrida :l’indultonite aigûe
L’indulto, récompense suprême pour un éleveur, était réservé, jadis, aux grands toros et réservé aux corridas concours
Les éleveurs du nouveau monde ont obtenu que les conditions soient assouplies pour leur permettre de ne pas laisser passer de potentiels sementales Du coup, dans les Amériques, il est devenu fréquent que soit gracié un toro qui faisait preuve de bravoure et de noblesse. Bravoure, souvent hypothétique car les tercio de piques dans ces arènes sont plus près du Canada Dry que des 30 ans d’âge.
Petit à petit, la pratique a dérivé et l’indulto est devenu un moyen pour le torero de se faire de la pub et de verser dans le triomphalisme qui fait vibrer le public venu plus pour voir un spectacle qu’un combat.
Bien entendu, pour faire le buzz, il faut en faire toujours plus, on voit maintenant des doubles indultos et des indultos en corrida de rejon. On est vraiment loin de la glorification d un animal d’exception qui prend de grandes piques, chargeant avec cette noblesse encastée dont rêvent tous les éleveurs.
Même à Mexico, le public demande la grâce comme récompense du travail du torero face à un toro faible et économisé à la pique. D’ailleurs aujourd’hui, le matador a indulté signifie qu’il a fait cent passes à un toro soso.
La maladie de l’indultonite aigue a traversé l’Atlantique et a gagné nos arènes. Elle s’est développée essentiellement dans des arènes « toreristes », la porte ayant été ouverte par Nîmes.
Mettons de côté les matadors qui comptent sur le mouchoir orange, tel Conde, pour ne pas perdre à l’épée les oreilles gagnées à la muleta.
Pour faire monter la pression, ou en épingle des succès trop justes pour faire des triomphes, faire du buzz on gracie des bichos qui ne prennent qu’une pique souvent light.
Hérésie suprême, on gracie en non piquée. Il n’y a même pas de cohérence, voire de justice. Dans la même arène landaise, est indulté un toro soso et sans intérêt autre que « servir le torero » (le fameux Desgarbo) et on condamne, en 2014, un très grand Pedraza de Yeltès.
Tout cela pourrait être classé dans le répertoire des exagérations dont sont souvent « coupables » les aficionados. Malheureusement, c’est la matérialisation d’une perte de sens ou d’éducation taurine du public Sournoisement s’insinue dans le comportement des spectateurs, l’idée que la mort du toro n’est pas nécessaire. On frise le taurino-animalisme.
Même si je passe pour un affreux rétrograde, la mort du toro en piste, comme celle, toujours possible, de l’Homme sont l’essence de la tauromachie.
Les nier, ou les réfuter transforment en spectacle ce qui est art et combat. Spectacle désuet qui perd toutes ses racines , Casas dirait tout mysticisme, et n’a, alors, plus de raison de subsister.
L’indulto doit être rarissime et ne concerner que des toros susceptibles de devenir reproducteurs et donc exceptionnels dans les trois tercios.
Redonner son vrai sens à la corrida est probablement un passage obligé pour la pérennisation²² de notre culture et nos valeurs.
Thierry Reboul



pierre Le: 13/02/16
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