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MIMIZAN: "LA BANANE"!

  


Tomas Campos héros du jour (Ph. Ch. Lamoulie)



Mimizan, samedi, corrida des fêtes, presque plein.

Six toros de Loreto Charro Santos

Juan José Padilla: une oreille et une oreille après avis.
Manuel Escribaono: une oreille après avis et une oreille.
Tomas Campos une oreille après avis et deux oreilles après avis.

Les trois matadors et le mayoral de l'élevage sont sortis en triomphe.

A l'issue du paseo une minute d'applaudissements a célébré la mémoire d'Ivan Fandiño et celle des victimes de l'attentat de Barcelone.

Harmonieuse animation musicale de la peña "Al violin".

Ce fut une belle réussite à tout de point de vue. Il faut d'abord souligner la remarquable présentation du lot de Loreto Charro très charpentés et armés très sérieusement à l'instar du troisième. Le cinquième un ton au-dessous. Même si l'ensemble ne s'est pas distingué sous la pique, seul le sixième en pendra deux, il a donné un jeu spectaculaire sous les leurres: capes et muletas. Il y eut de la franche noblesse mais aussi de la complication, du vice, du danger soulignés par des silences émouvants du public. Le quatrième était le toro de la course. Il alla de menos à mas, terminant très fort.

Devant ce "Panojero" on vit les limites de Padilla, le Cyclone de Jerez cherchant plus les effets superficiels que la profondeur. Torero populaire -c'est une qualité-, Juan José peut être aussi populiste... par conséquent superficiel et un tantinet vulgaire. Il eut du mal à la mort et malgré un bajonazo obtint une oreille demandée essentiellement par son péon. Eso no! Ce fut la seule fausse note du jour. Il avait au par avant parfaitement bien banderillé faisant lever l'arène pour trois paires ajustées et sans chichi. Le tambour major s'éteindra trop rapidement pour que la faena prenne son envol. Padilla superficiel le tua bien et partit pour un tour de piste triomphal son drapeau de corsaire à la main. Ce type a un charisme extraordinaire... et le spectacle est là justement, même s'il n'est guère orthodoxe.

Beaucoup de sérieux et d'application dans la tauromachie de Manuel Escribano. Certes il se ressent encore de sa gravissime blessure on l'a vu aux banderilles mais muleta en main il n'a rien perdu de ses qualités. Il s'est arrimé comme à Madrid devant son premier: un client aux intentions peu claires. Il a su bâtir pierre à pierre un trasteo sérieux, sans jamais rien lui céder. Ce fut une dure confrontation et il gagna la partie. Le quatrième, soso, manquait d'expression, la faena du torero de Gerena en souffrit car il n'est jamais aussi bon que dans les combats rugueux. Néanmoins, il tua d'un estoconazo d'effet rapide et ce beau coup de rapière lui valut une récompense.

Gardons le meilleur pour la fin: la prestation remarquable de Tomas Campos; le riojano héritant des deux toros les plus offensifs de la tarde -le premier, attention! un tio! Le jeune homme ne se dégonfla pas et avec beaucoup de sang-froid, sans jamais céder un pouce de terrain, il imposa sa loi. Au contraire de Padilla sa tauromachie est élégante, fine, rythmée. Elle est aussi centrée: l'homme montant en permanence à la corne contraire. Toreo de verdad, semblable à celle du meilleur de Diego Urdiales -à ses côtés dans le callejon- avec plus de constance, de permanence car ce n'est pas une ou plusieurs séries plus ou moins isolées qui étaient proposées mais un ensemble cohérent et, pour ce qui concerne son deuxième passage, un travail de haut vol, ciselé, sans déchet qui porta, par sa classe et son élégance, sur un public attentif et réceptif aussi à cette dimension artistique. En effet, la tauromachie de Tomas Campos par sa fermeté, son charme, son exigence passe la rampe et porte sur les tendidos elle aussi. Le public mimizanais a su voir et il a fit preuve ainsi de maturité.

A la sortie on "avait la banane". Les organisateurs heureux d'avoir donné du bonheur aux gens. N'est-ce pas l'essentiel par les temps qui courent ?

Pierre Vidal


photo Ch. Lamoulie

Triomphe de Solalito qui est sorti a hombros après avoir coupé deux oreilles des bons novillos de Blohorn…
Beau temps, ¼ d’arène. Quatre cinq novillos de Blohorn bien présentés et donnant du jeu à divers titres la plupart. Vuelta posthume au quatrième (le premier de Solalito). Le ganadero a fait la vuelta avec Solalito au quatrième et cinquième.

El Péré ayant décidé d’arrêter, il est tombé du cartel, les organisateurs décidant que le meilleur novillero serait invité à lidier le dernier novillo.

Tony Martins (légers applaudissements) a ouvert la séance pour un combat équestre qui l’a vu très motivé, avec des résultats inégaux sur les poses de deux farpas, quatre banderilles et deux courtes. Las, deux rejons transversants ont altéré l’impression laissée.

El Rafi (vuelta) a reçu une belle ovation aux banderilles puis a brindé à Pierre-Marie Meynadier une faena entamée avec élégance. Par la suite, il embarqua bien le novillo sur le côté droit sur plusieurs séquences ajustées, la gauche résultant plus inégale. Final plus encimista d’une faena prolongée à l’excès, la fin étant un peu moins évidente. Echec aux aciers.

Adam Samira * (saluts) revenait dans le ruedo saint-gillois après son succès de la veille pour le Bolsín. Il se montra décidé, certes, au cours d’un trasteo en mode bagarre dans lequel il y eut un peu de tout. L’apprentissage continue et Adam a montré par moments des gestes prometteurs pour la suite. Entière tendida.

Solalito (oreille) s’est distingué au capote avec El Rafi sur une competencia au quite à l’issue de laquelle les deux ont été applaudis. Il a ensuite brindé à l’auditoire une faena entreprenante comprenant plusieurs passages harmonieux, même s’il y eut quelques turbulences qui auraient pu être endiguées par un peu plus de quiétude et de dominio. Mais Solal porte incontestablement en lui un bon concept du toreo. Un tiers après pinchazo puis entière.

Avec le cinquième obtenu en tant que meilleur des trois, Solal brinda à sa sœur une faena débutée agenouillé au fil des planches puis comprenant des enchainements dynamiques à droite. Bien soutenu par le public, Solal s’illustra encore sur redondos rematés à genoux, finissant par bernardinas un trasteo qui lui valut un autre trophée, synonyme de sortie par la grande porte.
* A propos d'Adam, qui avait remporté la veille le IIIe Bolsín de Nîmes Métropole sous son patronyme, à savoir Adam Belaidi, il est à noter que dans le monde des toros il est appelé Adam Samira. Dont acte.

Paul Hermé www.torofiesta.com

Le: 20/08/17
Madrid, samedi. Temporada de verano. Entrée: Un quart.
Cinq novillos de la ganadería de Condessa de Sobral et un deMercedes Figueroa (5°),

Fernando Beltrán, silence avec avis et ovation avec salut;
Daniel Crespo, silence avec avis et silence;
Adrián Henche, salut avec avis et vuelta al ruedo avec avis.



Le: 20/08/17
Bilbao, . 1er. festejo de las Corridas Generales. Reses de El Capea et Carmen Lorenzo, Hermoso de Mendoza, silence et deux oreilles; Andy Cartagena, silence et deux oreilles; Lea Vicens, silence et oreille. Entrée: trois quarts.


Málaga, . 8º festejo de la Feria de Agosto. Reses de la ganadería de Núñez del Cuvillo, Julián López “El Juli”, pitos et salut;Alejandro Talavante, saludt et oreille avec avis ; Andrés Roca Rey, salut avec avis et silence. Entrée:Casi lleno.

Ciudad Real, . Reses de Victorino Martín. Paco Ureña, oreille en ambos; Daniel Luque, deux oreilles et oreille; Fernando Tendero, vuelta al ruedo et silence.

Tafalla (Navarra), Toros de los hierros de Couto de Fornilhos et Santa Teresa. Sánchez Vara, silence et oreille; Javier Cortés, oreille et silence; Esaú Fernández, oreille et saludos.

Nerva (Huelva), . Toros de Ramón Sorando. Paquirri, silence et deux oreilles et rabo; David Fandila “El Fandi”, oreille et deux oreilles et rabo; Michelito, oreille et oreille. Reinauguración del coso tras veinte años sin festejos taurinos.

Leganés (Madrid), . Trois reses de Ribera Campocerrado (1º, 2º et 6º) et troiq Adelaida Rodríguez(3º, 4º et 5º). Javier Castaño, ovation avec salut et deux oreilles; Salvador Cortés, silence et oreille; Joaquín Galdós, oreille et deux oreilles.

Valverde del Camino (Huelva). Toros de Luis Albarrán. El Cid, oreille et ovation; Pepe Moral, oreille et oreille; David de Miranda, oreille et ovation.

Cella (Teruel), . Novillos de Los Maños, 1º et 2º) Los Ronceles (3º) et El Soldado (4º et 5º) et un novillo pour le rejon de Los Ronceles . Raúl Martín Burgos (rejoneador), silence avec avis; Andy Younes, silence et silence; Sedano Vázquez, oreille et vuelta Entrée: trois quart

Antequera (Málaga). Toros de Luis Albarrán. Sergio Galán, ovation et oreille; Diego Ventura, deux oreilles et ovation; et João Moura hijo, oreille et oreille.

Santa Eulalia del Campo (Teruel), . Reses pour le rejon de la ganadería de Santa Fe Martón.Juan Manuel Munera, silence et oreille; Mario Pérez Langa, deux oreilles et oreille.

Aroche (Huelva) Astados de Arucci. Ana Rita, deux oreilles; et deux oreilles Sebastián Fernández, deux oreilles et deux oreilles et rabo. Por colleras deux oreilles.

Atienza (Guadalajara). Novillos de Sandra Sopeña. David Luguillano, oreille et deux oreilles et rabo; et Filiberto, oreille et deux oreilles.

Fuentes de Andalucía (Sevilla). Novillos de Expósito. le rejoneador Juan Manuel Cordero, oreille; El Conde, deux oreilles et rabo; El Galo, deux oreilles et rabo; et Calerito, deux oreilles.

Le: 20/08/17
A Escalona coupe , à force de courage, deux oreilles dont une face à un novillo de 580 Kg

Le: 20/08/17
Adam Belaidi a remporté le IIIe Bolsín de Nîmes Métropole…


A Saint-Gilles, sous un ciel voilé, devant environ un quart d’arène et face à des erales de François André plutôt légers, inégaux de forces et de jeu, c’est en définitive le pupille du CFT Adam Belaidi qui a remporté le trophée remis par le maire, Eddy Valadier.
A l’issue du paseo, une minute de silence a été observée en hommage aux victimes des lâches attentats de Catalogne.
José Fernando Molinas Huertas (silence puis oreille) ouvrit le bal avec une première faena volontaire mais plutôt décousue de laquelle ressortirent plusieurs naturelles avant une sérieuse rouste. Echec avec les aciers. Avec le quatrième, l’élève d’Albacete exécuta plusieurs mouvements harmonieux sur les deux ailes, laissant entrevoir par moments son bon concept du toreo. Entière au second envoi.
José Antonio Serrano (oreille et silence) brinda à l’assistance une première faena donnée à un adversaire trop faible pour espérer transmettre. Le Malagueño ne baissa pourtant pas les bras et son labeur alla a más. Entière. Le quinto manquait singulièrement d’allant et Serrano dut faire le boulot quasiment tout seul, ce dont il se tira avec quelques mérites avant de se faire secouer sur un cambio. Autre entière.
Adam Belaidi a attaqué son premier par un bon enchainement de véroniques puis chicuelinas. Il brinda ensuite sa première faena à l’assemblée, débutant par le haut et poursuivant par des séries bien conduites sur les deux bords. Il sera alors victime de deux volteretas qui l’ont visiblement secoué avant d’en finir par entière au quatrième envoi. L’ultime était noble mais faible, et avec lui, en donnant la distance, Adam exécuta notamment des derechazos valeureux. Dans l’ensemble, il se montra entreprenant, même s’il lui était difficile de transmettre. Conclusion un peu longuette après trois quarts.
D’ailleurs, la plupart des faenas et conclusions ont été trop longues. Heureusement que le palco s’est montré indulgent avec le chrono, sinon, avec une application stricte des délais impartis, je crois que la plupart des erales seraient retournés aux corrales !
Quant au palmarès, donnant Adam vainqueur devant l’élève d’Albacete puis celui de Málaga, on ne va pas ergoter. Comme on dit, le jury est souverain. Enhorabuena à cette terna de jeunes, et plus globalement à tous ceux qui étaient sur la ligne de départ…
Le matin, deuxième demi-finale dans les arènes de Saint-Gilles, devant une chambrée confidentielle et face à quatre erales d’Alain et Frédérique Tardieu, manso le premier, compliqué le second et plus maniables les deux derniers.
Dylan Raimbaud, de Rhône Aficion, n’est pas tombé sur le plus facile qu’il dut constamment retenir pour qu’il ne finisse pas aux planches. L’Arlésien a exécuté quelques bons derechazos, mais a mal tué. Silence.
José Fernando Molinas Huertas, d’Albacete, est tombé sur un adversaire manquant d’allant, aux charges mesurées, et pour tout dire vicelard, avec lequel il se montra volontaire et appliqué, se faisant accrocher lors d’une conclusion médiocre qu’on ne détaillera pas. Silence.
José Antonio Serrano, de Málaga, brinda au public une faena comprenant des gestes allurés conclue par entière. Oreille.
Adam Belaidi, CFT, signa de bons capotazos puis se distingua lors de sa faena par une succession de muletazos ajustés. Las, la conclusion a été moins efficace. Oreille.
bol18mA l’issue de la course, Andy Younes, parrain de ce Bolsín, a dévoilé le nom des trois aspirants retenus par le jury pour la finale de l’après-midi : José Fernando Molinas, José Antonio Serrano et Adam Belaidi. Enhorabuena y Suerte…

Le: 19/08/17
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