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DISPARITION DE JEAN-LUC LAFITTE

  



Nous venons d'apprendre avec beaucoup de peine le décès du peintre et ancien novillero dacquois Jean Luc Laffite, né en 1963. Il connut un réel succès comme peintre débutant sous la houlette du regretté Jacques Lasserre, le grand peintre de Mimizan, qui fut un de ses maîtres et dont il fréquentait régulièrement l'atelier quand ce dernier habitait Dax. Comme lui, mais par d'autres chemins, optant pour un réalisme poétique, il décrivit le monde de la tauromachie et celui du flamenco dans des toiles naïves très personnelles, controversées mais ne laissant pas indifférent, qui avaient trouvé un vrai public, souvent enthousiaste.

Jean-Luc avait une inclinaison particulière pour l'univers des gitans, avec lesquels il avait pris la route un temps et qu'il avait sublimé dans ses travaux. C'était un monde pauvre et simple qu'il nous montrait, un monde de rêve, de mouvements et de couleurs; autour d'un feu de bois et de quelques roulottes, l'âme d'un peuple qu'il avait aimé. Une peinture unique et sincère qui fut exposé à Madrid, Nîmes et Vic-Fézensac notamment avec un succès éphémère mais réel. Il eut une existence d'artiste mal compris et amère et une oeuvre qui évoque celle des peintres maudits. On peut faire le rapprochement avec le destin terrible du grand peintre Maurice Utrillo disparu lui aussi à Dax, dans une chambre du Splendid le 5 novembre 1955.

Jean-Luc Lafitte fit aussi, avant cela, une courte mais remarquée carrière de novillero; triomphant notamment à Dax face au fameux duo Camino et Litri (fils). Il fit ce jour-là une démonstration de toreo artistique et profond qui déclencha les enthousiasmes. Hélas ces débuts brillants tournèrent court. Il était enfin un grand amateur de musique. Personnage tourmenté, généreux et sensible, nous l'apprécions beaucoup pour sa gentillesse et son non-conformisme; son authenticité courageuse.

A sa famille, ses amis nous présentons nos condoléances attristées.

Pierre Vidal

Sur la photo de Roland Costedoat Jacques Lasserre et Jean Luc Lafitte deux peintres landais, qui ont été d'inlassables amoureux du monde de la tauromachie. Ils nous manquerons.
La FSTF a tenu son 102ème Congrès à RIEUMES (31)
La Fédération des Sociétés Taurines de France s'est réunie dans la très belle Halle des Marchands du chef lieu du Savès les 20 et 21 octobre 2018 ; c'était l'occasion de saluer le Club Taurin Rieumois à l'origine bien involontaire mais salutaire de la jurisprudence définissant les régions de tradition taurine après un marathon de 15 procédures engagées à son encontre. Rieumes, c'est aussi 20 ans de spectacles taurins et de 15 ans de novilladas.
Le colloque du samedi a été consacré à un thème hautement symbolique : « Tiene aficion a los toros » Faut-il transmettre ou se démettre ?


Dans une intervention remarquée, Antonio PURROY UNANUA, Professeur titulaire de la chaire de production animale à l'École technique supérieure d'ingénieurs agronomes de l'Université publique de Navarre a évoqué l'évolution de la relation de l'homme à l'animal, brossé la situation des tauromachies en Espagne et esquissé les stratégies à adopter.
Quatre témoins ont fait part de leur propre expérience, Brigitte DUBOIS, Présidente de 'École Taurine Nîmes-Catalogne, en abordant les valeurs de la tauromachie et la manière de parler corrida avec la jeunesse et les parents d'élèves, Charlotte YONNET, jeune Ganadera, en déclinant le rôle du campo dans l'approche du taureau et de la tauromachie,Marie PILES en exposant l'approche systémique pour l'appropriation des arènes par la population à partir de ses fonctions d'empresa de Tyrosse ; Florent LUPI, Manadier et Vice-président de la Fédération Française de Course Camarguaise, a présenté la situation
de la course libre et appelé au rapprochement des tauromachies. Yves UGALDE, Adjointau Maire de Bayonne et président de l'Union des Villes Taurines de France, est intervenupour évoquer les travaux déjà menés en matière de transmission ainsi que les actions à venir.


Le dimanche en Assemblée Générale, la FSTF poursuivait les réflexions à partir de l'enquête prospective réalisée auprès des clubs fédérés esquissant son futur plan d'actions liées à la transmission de l'aficion.
En conclusion, la FSTF s'est prononcée sur l'attribution des prix 2018 :
C'est le matador Octavio CHACÓN qui a recueilli les suffrages de la FSTF, membre du jury pour le prix Claude POPELIN.
Puis, le prix EL TIO PEPE 2018 a été attribué à Brigitte DUBOIS, Présidente de l'École Taurine Nîmes-Catalogne, distinguée pour son rôle dans la formation des jeunes, plus particulièrement son engagement militant et l'aide apportée aux
aspirants catalans.
Le 103ème Congrès se déroulera en 2019 en terres girondines.
Dominique VALMARY
Président de la FSTF
(comminiqué)

thierry Le: 23/10/18


Suite à un empêchement, Tibo Garcia, initialement prévu au cartel de la Fiesta Campera organisée le 28 octobre dans la Monumental de Gimeaux, sera remplacé par Morenito de Nîmes.

(Communiqué)

pierre Le: 23/10/18
Arènes de Rodilhan. Dimanche. Festival organisé en faveur des sinistrés des inondations de l'Aude.

5 novillos des frères Gallon :

Thomas Dufau, oreille
"El Adoureño", silence
Tibo García, oreille
Adrien Salenc, deux oreilles
"Solalito", oreille


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Un festival fidèle à la tradition, avec mention à Adrien Salenc et Serge Reder, maire de Rodilhan…

Camp retranché de Rodilhan. Environ demi-arène, beau temps. Présence de nombreuses forces de l’ordre qui ont permis le bon déroulement de cette journée taurine.

Depuis quelques années, quand on se rend à Rodilhan, on sait à quoi s’attendre et en définitive, à quelques détails près, on retrouve chaque fois la même problématique, le même scénario, ce qui fait que l’on n’est plus tellement surpris ! Et pour tout dire, à part le fond sonore des braillards de service et quelques retours désagréables de lacrymogènes à cause des caprices d’Eole, il y a eu des années où ça a été bien pire…

Je reviendrai plus loin sur Adrien et ses compañeros, mais il faut aussi tout de même rappeler ce que représente Rodilhan sur l’échiquier taurin, à savoir un village devenu symbole, à cause d’événements passés, de l’affirmation d’une présence aficionada que certains viennent contester, avec une détermination abolitionniste avérée. Ça passe par une évidente provocation qui contraint les organisateurs et les autorités à prévoir en amont les parades, ne serait-ce que pour garantir l’accès et la sécurité des participants. Ce qui donne sur le terrain tous les accès au village fermé avec contrôle par les forces de gendarmerie et passage unique, surveillés (les accès, pas les gendarmes !) depuis le ciel par un hélico…

Voilà pour le décor. A l’intérieur du périmètre protégé, il faut bien dire que l’on n’a pas vu grand-chose, on a surtout entendu, mais apparemment, mis à part quelques escarmouches, ça n’a pas vraiment été Beyrouth. J’ai envie de dire que c’était davantage pour faire le buzz et emmerder le monde que les quelques 200 manifestants sont venus passer leur dimanche à la campagne. On les avait un peu oubliés ceux-là, car effectivement nettement moins présents au cours de la temporada que certaines années antérieures. Ça m’a fait surtout penser à une sorte de baroud d’honneur, voire un exercice répétitif, avec slogans éculés, et grâce, je le répète, à l’action conjuguée des organisateurs et de nos protecteurs, ça n’a finalement contrarié en rien le déroulement du festival, débuté toutefois avec un léger retard. Genre quart d’heure nîmois… à Rodilhan !

Après avoir évoqué les mérites des forces de sécurité, il ne serait pas juste d’oublier de mettre en exergue ceux de plusieurs personnes, avec bien sûr les aficionados du CTPR « Toros y Caridad », Pierrick Charmasson à leur tête, autant de bénévoles qui se démontent pour que le jour J tout soit à la hauteur de l’événement. Puis, sa modestie dût-elle en souffrir, un homme, comme les meilleurs toreros, aurait ce jour mérité les deux oreilles et la queue, Serge Reder. En effet, le maire de Rodilhan a dû en amont abattre un travail de préparation phénoménal, auprès des autorités comme de sa population, et ce dimanche, on l’a vu partout, aux arènes comme à l’extérieur, sans cesse préoccupé de l’évolution des choses et certainement soucieux que tout se déroule au mieux. Olé tus cojones, Maestro !!!

Avec le soutien de l’exécution de La Marseillaise, il a su prendre le micro au bon moment pour souligner, toujours avec calme, l’esprit de cette journée, soulignant que si Rodilhan mourrait, la tauromachie serait en danger ! Il a bien raison, le maire, et pour qu’elle ne meure pas, il faudrait peut-être aussi que des gens comme lui, qui ont toujours pris leurs responsabilités, se sentent un peu plus soutenus, car sans aucun souci de polémique, mais simple constatation, ce dimanche, visiblement, beaucoup ont eu piscine ou l’anniversaire de la belle-mère ! Inutile d’allonger davantage la liste des mauvais arguments…

On va donc essayer d’extraire avant tout le positif et pour revenir à ce festival, disons que globalement, il a été entretenu, grâce au jeu intéressant, bien qu’inégal, des pensionnaires de Jean-Pierre et Michel Gallon, ce qui a permis à la plupart des toreros de proposer un toreo apprécié du conclave, tout au long d’un festival, faut-il le rappeler, dont les bénéfices seront destinés aux sinistrés de l’Aude….

Thomas Dufau (oreille) a soigné le geste d’emblée au capote avant de brinder aux frères Gallon une faena débutée par trois cambios au centre.

La suite essentiellement sur la rive droite par plusieurs séries allurées face à un novillo qui répétait, le Landais prolongeant au maximum un trasteo conclu par demi-lame libérant le premier trophée de la tarde.

El Adoureño (légers applaudissements) était venu suppléer Javier Cortés, blessé la veille à Chinchón. Il eut en partage un novillo qui poussa sur le premier assaut, Gabin se faisant applaudir après le second. Brindis à Serge Alméras puis faena qui rapidement s’avéra inégale, le Gallon ne sortant pas à l’évidence du même tonneau que le précédent. Yannis afficha toutefois une belle détermination dans un affrontement plus âpre, basé sur des séries de un par un, conclu par entière caídita.

Tibo Garcia (oreille) prit ensuite un adversaire qu’il fallut cuider, ce qu’il fit notamment après avoir brindé à Pierrick Charmasson. Labeur exécuté avec une évidente volonté de mettre la manière au cours de séquences relevées sur le plan artistique en s’appuyant sur les qualités de son opposant. Entière au second envoi.

Adrien Salenc (deux oreilles) a confirmé son aisance au terme d’une temporada au cours de laquelle il a gagné visiblement en maitrise et obtenu quelques succès retentissants, à l’image de celui glané lors de la récente Feria du Pilar à Saragosse. Sa joie de toréer s’est confirmée ce jour et deux oreilles sont tombées du palco après plusieurs séries ajustées rematées par entière, Adrien se distinguant par son entrega et son dynamisme.

Il appartenait alors à Solalito (oreille) de fermer le ban, ce qu’il fit avec un réel souci de proposer un toreo bien léché. Le Nîmois n’est pas tombé sur le meilleur de la troupe, même si en définitive il permit tout de même à Solal au cours d’une faena brindée à Serge Reder de pouvoir s’exprimer, ce qu’il fit en y mettant les formes avant d’en terminer efficacement par entière.

A noter qu’en outre Solal a partagé les banderilles avec Adrien, ce qui a valu aux deux Nîmois de recevoir une belle ovation…

Il ne nous restait plus ensuite qu’à récupérer nos véhicules, bien gardés toute la journée par une patrouille dans un parking jouxtant les arènes, avant de quitter Rodilhan sous escorte, ce qui m’a permis de me retrouver chez moi en un temps record ! Dommage finalement que l’on n’ait pas droit à un tel traitement tous les dimanches !!!

Pierrick Charmasson aux côtés de Renaud Ripart, le joueur de Nîmes Olympique qui avait offert son maillot pour la tombola et qui m'a promis de marquer deux buts vendredi prochain contre St-Etienne !!!
Paul Hermé www.torofiesta.com

Un tendre et amical abrazo également à Léa Vignal , jeune aficionada et elle aussi cheville ouvrière depuis de le début du festival de Rodilhan (RT)

pierre Le: 23/10/18
CARTEL DÉFINITIF
Dimanche 18 novembre à 11h

5 TOROS ET NOVILLOS DE JALABERT pour

Octavio Chacon

Thomas Dufau


Alberto Lorenzo ( au lieu de Roman )

Tibo Garcia

Solalito

Samedi 17 novembre à 18h Conférence taurine avec Juan Bautista

pierre Le: 22/10/18
"Cela fait maintenant un an que le jeune matador El Adoureño souffre de son épaule droite. Cette douleur ne lui a pas permis d’être présent à Roquefort et il a dû subir une infiltration à de nombreuses reprises durant cette temporada, dont le jour de l’alternative de Dax, le 9 septembre dernier.

L’Arthroscanner passé à Bordeaux le 24 septembre dernier mettait en avant une « lésion de Bankart osseuse et une encoche postérieure de Hill-Sachs ».

La visite chez le chirurgien de ce lundi 22 octobre confirme l’intérêt d’une intervention chirurgicale pour éviter dans le futur que cette épaule droite se déboîte à nouveau. Ce même chirurgien ayant réalisé la même opération à Enrique Ponce notamment, il y a quelques années.

Jeudi 8 novembre Yannis sera opéré, devra garder son bras droit immobile quelques jours pour démarrer une rééducation pendant plusieurs semaines afin de retrouver progressivement une rotation normale de son épaule droite. L’entraînement sera repris après les fêtes de fin d’année.»




[Lire la suite...]

pierre Le: 22/10/18
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